Le Collège vu par… Jeanne

Jeanne est finissante en Arts, lettres et communication, profil Cinéma. Le Collège de Rosemont l’a invitée à témoigner de son expérience collégiale.

 

Cheminement scolaire

Quels étaient tes intérêts professionnels avant de t’inscrire au cégep?

Avant d’arriver au cégep, je faisais beaucoup d’activités en dehors du collège. Je faisais du théâtre, j’avais un gros intérêt pour le théâtre et le cinéma qui était une passion. Je jouais dans des courts métrages aussi, avant. En fait, je pense que j’aimais trop de choses. Je ne savais vraiment pas dans quoi m’embarquer. Je pense que j’aimais tous mes cours… tout et rien en même temps. Je ne savais pas vers quoi aller. Je trouve qu’on t’offre tellement de choix au cégep que tu essaies de peser tes intérêts, ce que tu aimes et ce que tu n’aimes pas puis, au final, ça devient difficile un peu d’aller vers quelque chose de spécifique. Moi, j’ai été en cinéma. J’ai essayé de rapetisser un peu mes intérêts, et je me suis rendu compte que la plupart de mes intérêts se dirigeaient vers une direction précise qui était le cinéma. En étant devant la caméra, j’ai eu cette petite curiosité de voir comment c’était derrière la caméra. Et c’est ce qui m’a portée à aller en cinéma au cégep.

Pourquoi as-tu choisi de venir étudier au Collège de Rosemont?

Le Collège de Rosemont, je l’ai choisi surtout pour l’accessibilité. C’est très proche de chez moi. Ça se fait très bien en transport et je trouve qu’il est très bien situé à Montréal. C’est quelque chose que j’ai vraiment regardé. C’était proche de mon [école] secondaire aussi.

Mais [je l’ai choisi] particulièrement parce que pour moi, le Collège de Rosemont est très familier. Mes parents sont allés là, ma soeur a été là, j’ai des amis qui y ont été aussi. J’ai fait la tournée de beaucoup de cégeps, mais c’est ce cégep-ci, Rosemont, qui m’a vraiment attirée par son ambiance. Je trouvais que c’était justement familier, plus petit, c’était un terrain connu, je le reconnaissais.

As-tu consulté une conseillère en orientation pour t’aider dans ton cheminement?

Oui, j’ai consulté une conseillère d’orientation au cégep. On a fait un test pour savoir quels sont mes intérêts et mes caractéristiques, vers quoi je serais plus portée à aller. Mais la raison pour laquelle j’ai été dans l’autre programme, c’est que ma mère était dans ce domaine-là, et pour moi, c’était sécurisant. J’ai vu la conseillère d’orientation juste une fois, mais ça m’a beaucoup aidée à me remettre en question, et je pense que c’est ça qui a beaucoup aidé, en allant la voir.

Le programme Arts, lettres et communication, profil Cinéma

Pourquoi as-tu choisi ton programme?

Ce qui a fait que je suis revenue en cinéma après une pause de deux ans, c’est que j’ai beaucoup changé, personnellement. Je faisais beaucoup d’anxiété, donc je me remettais toujours en question. Aussi, le domaine du cinéma, ce n’est pas quelque chose qui est nécessairement stable ou qui est sécuritaire, disons. Ça peut l’être, mais c’est un domaine qui est assez vaste, et ça fait un peu peur. Ça me faisait peur, à ce moment-là. La raison pour laquelle je suis revenue en cinéma, c’est que je me suis rendu compte que malgré que c’était [un domaine] incertain, qui pouvait me sembler non sécuritaire, ça restait que c’était une passion, et c’était ce qui avait le plus d’importance pour moi. Je pense que c’est ce qui m’apportait le plus. Donc, la session que j’ai faite dans un autre programme, je me suis rendu compte qu’il y avait un écart. Je me posais la question : est-ce que je passe le restant de ma vie à faire un travail que je trouve sécurisant, mais qui m’apporte moins, ou je vais dans quelque chose qui peut être incertain, mais au final quelque chose qui m’apporte du bonheur et qui me passionne.

Comment décrirais-tu les activités d’apprentissage?

Dans nos cours, c’est environ 50/50, donc 50 en théorie, 50 en pratique. Il y a beaucoup de théorie par rapport au cinéma: on voit des films, on les analyse, c’est très intéressant. On est porté à analyser le film et on passe autant de temps à analyser qu’à visionner le film. Dans la partie pratique, on passe beaucoup de temps à manier l’équipement de tournage, donc ce qui est du son, ce qui est de la caméra, ce qui est du montage. Puis, on a des activités et des ateliers. On a des ateliers de son, d’éclairage, de caméra. On vit un peu ce qu’est un plateau de tournage aussi, donc ça c’est super intéressant.

Comment décrirais-tu les enseignant(e)s?

Le fait que ce soit un petit programme, je trouve que les enseignants nous laissent énormément de place pour nous exprimer, on est bien écouté. Ce sont des personnes qui sont très observatrices, très attentives. Les enseignants nous laissent beaucoup d’autonomie dans nos créations. On est porté à tenter des trucs, essayer des trucs. On va dans une voie et, si on ne va pas dans la bonne voie ou que notre voie est un petit peu chambranlante, ils vont nous le dire, mais ils vont nous laisser l’option aussi de continuer dans cette voie-là même si ce n’est peut-être pas la bonne. C’est beaucoup d’essais-erreurs et je pense qu’ils nous laissent beaucoup de liberté par rapport à ça.

Quel(le)s enseignant(e)s ont marqué ton passage à Rosemont?

Si je peux me permettre, j’en nommerais peut-être deux. Il y a Stéphane Cuierrier puis James Brady. Stéphane parce que c’est quelqu’un qui apporte beaucoup de support et qui est très attentif. Encore une fois, comme j’ai dit quand je parlais d’enseignants qui nous laissent beaucoup de liberté, j’avais aussi lui en tête. Il nous laisse beaucoup de liberté à nous exprimer puis nous donne beaucoup de conseils, de critiques constructives. Puis cela arrive souvent qu’il nous donne des critiques constructives et que l’on décide d’aller dans une autre voie, mais il l’accepte. Ce n’est pas comme s’il voulait créer une voie précise pour notre projet. C’est quelqu’un qui apporte aussi beaucoup de reconnaissance à ses élèves et ça, je trouve cela très important. Il est très à l’écoute.

Pour James Brady, il est très à l’écoute. Je trouve que son rapport avec ses élèves est très important. Cela parait qu’il veut le meilleur pour ses élèves, il veut qu’ils réussissent, qu’ils soient bien. Je faisais justement beaucoup d’anxiété au début de la session, quand je suis arrivée au Collège, puis il m’a été d’une grande aide. Il m’a proposé des ressources. Il m’a beaucoup aidé quand je suis revenue, on a reparlé de ça. « Comment ça va? Est-ce que tu vas mieux? » Y a-t-il quelque chose qu’on peut faire pour améliorer ton parcours? Ce sont des petits trucs qui n’ont pas l’air si gros que ça, mais ça fait une grosse différence quand tu vis avec [l’anxiété]. Donc, cette petite attention-là, que je trouvais vraiment importante, a fait en sorte que ces deux enseignants ont marqué énormément mon parcours.

Qu’as-tu le plus aimé de ton programme?

Ce que j’aime le plus, c’est le tournage. C’est de faire des petits tournages. On a des petites équipes, donc ça se gère assez bien, et tout dépendamment des équipes, des fois les chimies se passent mieux d’une équipe à l’autre. C’est vraiment d’être sur le plateau avec nos acteurs, avec l’équipement, de tout planifier. C’est beaucoup de calculs, de préparation, par écrit et physiquement, c’est ce que j’aime beaucoup. On passe toute la session à préparer ça, puis on arrive sur le plateau et on le vit. Si tu es bien préparé, tu le vois sur le plateau. La plupart du temps, ça se passe bien.

Comment décrirais-tu l’ambiance dans ton programme?

Le programme en cinéma a une particularité parce que c’est un petit programme, puis c’est ce que j’aime beaucoup. On se sent reconnu et beaucoup supporté par les professeurs, mais aussi par notre entourage. Ça nous amène aussi à communiquer beaucoup entre nous, parce que c’est beaucoup de travail d’équipe, puis on développe des relations, des amitiés. Puis je pense que c’est ce qui fait sa force aussi, au programme: c’est très petit, tout le monde se connait, l’ambiance dans les cours est toute une expérience, d’avoir un cours avec tout le monde.

Si tu pouvais donner un seul conseil à une personne qui commence des études collégiales, que lui dirais-tu?

Ce que je dirais à une personne qui s’apprête à rentrer au cégep, ce serait de se laisser l’opportunité de prendre son temps. Je me tapais souvent sur la tête pour avoir pris cinq ans au cégep, au Collège de Rosemont. Mais à force d’y penser, j’étais confortable ici. Ce n’était pas dur d’avoir pris cinq ans, c’est surtout que cela m’a permis de me connaitre et de me développer. Je trouve cela plus important de faire son choix au cégep que de le faire plus tard dans sa vie. Je pense que c’est un cadeau que je me suis donnée à moi-même de me permettre de changer de voie puis de revenir par la suite. Et c’est un peu cette réalisation-là que j’ai eue, donc je trouve cela important de prendre son temps. Ce n’est pas comme si on n’était pas bien ici non plus et c’est cela qui est intéressant. C’est de s’écouter évidemment. C’est un conseil que l’on donne souvent, mais c’est très important puis des fois on ne le suit pas malheureusement. C’est important d’avoir un petit rappel des fois de s’écouter, de se faire confiance, de se connaitre, surtout, et d’apprendre à se connaitre.

Le Collège

Comment décrirais-tu l’ambiance qui existe au Collège de Rosemont? s

Je trouve l’ambiance très amicale, très chaleureuse. Comparativement à d’autres cégeps, c’est un plus petit cégep, c’est ce que j’ai ressenti. Je trouve que c’est très accessible, pas nécessairement en transport, mais ça fait en sorte que c’est familier aussi, je trouve. On a beaucoup de support aussi, ça aide beaucoup. J’irais donc pour chaleureux et amical, je trouve que ce sont deux caractéristiques qui ressortent le plus quand je pense au Collège.

Que retiens-tu de ton passage au Cégep?

Ce que je retiens de mon passage… Je retiens beaucoup. Pour moi, j’ai grandi dans le cégep. Ce n’était pas juste une question de passage. Je suis restée cinq ans, j’ai fait mon possible pour apprendre à me connaitre et trouver ce que je voulais faire. Ce n’est jamais aussi facile que cela en a l’air aussi. Quand tu arrives au cégep, ce n’est pas nécessairement très clair ce que tu vas faire. Tu ne veux pas aller dans une voie précise, cela se peut que tu changes un peu et c’est correct, c’est normal. C’est ce que j’ai fait. Cela s’est bien passé, je suis revenue en cinéma, donc pour moi, il n’y a pas eu de problème.

Ce que je retiens surtout, c’est le support en général qu’il y a au collège. Les ressources, les professeurs aussi. Je veux souligner les professeurs, mais ça aide beaucoup quand tu vois ton professeur comme un rôle modèle. Tu les vois, ils sont passionnés de ce qu’ils font. Ils sont investis. Ça donne vraiment une vision du futur aussi. Je pourrais avoir l’air de ça dans les [prochaines] années, je pourrais être aussi investie. En faire de ma passion un travail à vie. C’est vraiment intéressant, je trouve. Et c’est ce que je retiens le plus du collège.

Après le Collège

Où te vois-tu dans cinq ans?

C’est toujours dur à dire de se projeter dans le futur comme ça. Dans cinq ans, je me vois, je ne dirais pas encore aux études, mais je sais que je prévois faire beaucoup d’études encore. Je trouve cela important d’apprendre le plus possible, de se créer une base solide. Travailler dans le monde des arts aussi, peu importe quelle voie. Tous les arts m’intéressent aussi, surtout en cinéma. Je ne me vois pas nécessairement avoir un travail stable dans mon domaine, parce que c’est toujours dur et ce n’est jamais très facile d’entrer en cinéma ou dans ce domaine-là à la sortie. Mais je me vois travailler quand même à l’extérieur, quand même travailler en cinéma, travailler dans le domaine des arts. Peu importe que ce soit des petits projets, construire un peu mon portfolio, cela est super intéressant aussi. Puis évidemment, si c’est possible, si la vie me le permet, je prendrai des travaux ici et là. Ça serait intéressant. Comparativement à il y a trois ans où est-ce que j’avais peur de ce qui allait se passer en sortant du cégep. Après avoir étudié en cinéma, la différence c’est que je n’ai plus cette peur-là.

As-tu prévu aller à l’université?

Oui, je m’en vais à l’université à l’automne, en histoire de l’art, parce que j’essaie de rester dans les arts. L’idéal, ce serait d’aller au baccalauréat en cinéma, sauf que je préfère prendre le temps d’améliorer mon portfolio, de faire des petits projets sur le côté.

Programme en lien avec l’article

500.AG

Arts, lettres et communication – Profil Cinéma

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